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Cyprès de Provence – Cupressus sempervirens

Aujourd’hui, nous parlons du Cyprès de Provence – Cupressus sempervirens, un des arbres les plus connus des jardins. Il est si connu qu’il porte de nombreux noms : Cyprès de Florence, Cyprès d’Italie, Cyprès Commun, Cyprès Toujours Vert ou encore Cyprès Méditerranéen.

Mais avant d’être un arbre ornemental, le Cyprès de Provence est avant tout une plante sauvage de garrigue. Et il a bien d’autres utilisations !

Ainsi, nous allons voir dans cet article comment reconnaître le Cyprès de Provence grâce à une série de photos. Mais aussi avec une description botanique détaillée.

Ensuite, nous verrons quel est l’habitat du Cyprès de Provence. Nous allons donc voir son aire de répartition mondiale, sa présence en France, mais aussi ses besoins écologiques et ses habitats naturels. Puis nous parlerons phytosociologie pour découvrir quelles sont les plantes sauvages qui poussent à ses côtés.

Dans la section utilisations du Cyprès de Provence, nous verrons si c’est une plante comestible, toxique ou médicinale. Et bien sûr d’autres de ses usages.

Enfin, nous terminerons par les éventuels risques de confusions entre le Cyprès de Provence et d’autres arbres qui lui ressemblent. Alors commençons.

PHOTOS DE CYPRÈS DE PROVENCE

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DESCRIPTION DE CYPRÈS DE PROVENCE

PORT GÉNÉRAL

Le Cyprès de Provence appartient à la famille des Cupressacées. C’est donc un conifère. Et c’est aussi un des conifères de France les plus faciles à reconnaître grâce à son port général.

Cet arbre élevé au port peu et érigé qui peut atteindre 20 à 30 mètres de hauteur. De loin, il ressemble à une énorme chandelle de couleur verte. Et de couleur verte toute l’année, puisque le Cyprès de Provence est un arbre au feuillage persistant.

Son houppier érigé caractéristique est très ramifié, sauf à la base où on peut apercevoir le tronc. Tronc souvent massif sur les vieux individus. En parlant d’âge, le Cyprès de Provence peut vivre plusieurs siècles. Et en effet, il a une durée de vie d’environ 500 ans, parfois plus.

L’écorce du tronc du Cyprès de Provence est grise-burn. Lisse lorsqu’elle est jeune, elle forme ensuite des écailles de différentes tailles et se crevasse en partie.

Enfin, il existe des variétés de Cyprès de Provence qui on un port encore plus élancé que ce dernier. Par exemple, la variété Cupressus sempervirens ‘Totem’ ne fera pas de fruits et aura une forme en pinceau beaucoup plus fine.

FEUILLAGE

Le Cyprès de Provence possède un feuillage persistant. Vous le reconnaitrez donc facilement avec ses feuilles. Cet arbre possède des feuilles squamiformes, en forme d’écailles donc. Et non d’aiguilles comme chez les Pinacées (c’est la famille dans laquelle on retrouve les Pins, les Sapins ou les Épicéas).

Chaque écaille a une forme triangulaire et est étroitement imbriquée. Chacune d’entre elle mesure entre 2 à 5 millimètres de long.

Elles n’ont pas de poils, mais dégagent une odeur particulière de résine lorsqu’on les frotte.

FLEURS

Puisque le Cyprès de Provence est un conifère, il fait partie des Gymnospermes. Or, les Gymnospermes ne produisent pas des fleurs au sens où nous l’entendons habituellement (comme chez les Angiospermes). Mais lors de sa « floraison » qui se déroule de mars à avril, on pourra voir deux types de « fleurs ».

Le Cyprès de Provence est une plante monoïque. Il a donc à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même pied. Les fleurs mâles, sont quant à elles très petites. Les cônes mâles mesurent alors 3 à 5 mm et libèrent leur pollen à la fin de l’hiver.

Les fleurs mâles seront de petits cônes jaunâtres qu’on apercevra au bout des rameaux. Les fleurs femelles seront quant à elle les futurs fruits du Cyprès de Provence.

FRUITS

Les fruits du Cyprès de Provence ne sont pas des fruits au sens où nous l’entendons. Mais des cônes. Comme des sortes de pommes de pin si vous préférez. D’ailleurs ses cônes proviennent des fleurs femelles qui grossissent.

Il faut d’ailleurs un peu plus de deux ans pour que les cônes femelles arrivent à maturité. Les cônes (fruits) ont une forme ovoïde ou oblongue. Ils mesurent entre 25 et 40 mm et comportent entre 12 et 14 écailles vertes lorsqu’ils sont jeunes.

Puis, une fois arrivé à maturité, les cônes à graines du Cyprès de Provence deviennent alors couleur gris brun. Il leur faut environ 2 deux ans pour arriver à maturité.

HABITAT DU CYPRÈS DE PROVENCE

AIRE DE RÉPARTITION

aire de répartition de Cupressus Sempervirens dans le monde
Aire de répartition du Cyprès de Provence dans le Monde (Source)

Comme vous le remarquez avec cette carte, le Cyprès de Provence pousse un peu partout dans le monde. On le trouve aussi bien en Amérique du Nord, qu’en Amérique Centrale ou même dans la partie Est du Brésil.

Il pousse aussi en Afrique, que ce soit au Maghreb comme au Maroc ou en Algérie, ou bien dans le sud du continent comme en Afrique du Sud ou au Mozambique.

En Asie, nous retrouverons Cupressus sempervirens en Inde, en Indonésie, en Chine ou encore même en Corée du Sud et au Japon.

En Océanie, c’est en Australie on le trouve le plus. Et plus particulièrement sur la façade Sud-Ouest du pays où on le plante souvent comme arbre ornemental.

Mais c’est sans conteste en Europe que le Cyprès de Provence est le plus présent. Et malgré sa faculté d’adaptation à de nombreux climats, il reste surtout une plante méditerranéenne. Et c’est autour du bassin méditerranéen qu’on le trouve le plus souvent à l’état sauvage.

Ainsi, le Sud de la France, l’Espagne, mais aussi le Portugal, l’Italie, la Grèce et la Turquie sont des aires de répartition naturelles du Cyprès de Provence.

Enfin, puisqu’il résiste plutôt bien au froid, le Cyprès de Provence pousse aussi au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore même en Hongrie, au Danemark ou encore en Suède. Mais il sera beaucoup moins commun qu’en Méditerranée de l’Ouest.

CYPRÈS DE PROVENCE EN FRANCE

carte de france du cupressus sempervirens par département
Présence du Cyprès de Provence en France (Source)

Avec le nom Cyprès de Provence, on se doute bien que cet arbre pousse en France. Et oui, vous avez raison, la France est un des territoires où il est le plus facile de trouver ce Cyprès à l’état sauvage.

Par contre, comme vous pouvez le remarquer sur cette carte, le Cyprès de Provence pousse surtout dans le Sud de la France. Et principalement dans les régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur et d’Occitanie.

Mais il est aussi présent en Aquitaine. Et même si la carte ne le montre pas, on peut trouver quelques spécimens en Bretagne, en Alsace, ou encore en Île-de-France et en Rhône-Alpes-Auvergne. Mais ces spécimens proviennent des parcs et jardins. Ils ne poussent pas naturellement dans ces régions.

Et dans tous les cas, presque toutes les villes de France possèdent des Cyprès de Provence. Il est en effet très utilisé dans notre pays comme arbre ornemental.

Mais pour le trouver naturellement chez nous, seuls quelques départements seront intéressants.

DÉPARTEMENTS DE FRANCE LES PLUS PROPICES :

Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme, Var, Vaucluse, la Corse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron, la Lozère ou encore l’Aude et les Alpes-Maritimes.

BESOINS ÉCOLOGIQUES ET HABITAT

Comme toutes les espèces de plantes, le Cyprès de Provence doit répondre à certains besoins écologiques pour prospérer. En regardant quels sont ses besoins écologiques, nous allons pouvoir déterminer le type d’environnement qu’il affectionne.

Ainsi, il sera plus facile de le trouver dans la Nature.

  • PLANTE HÉLIOPHILE : Le Cyprès de Provence est une plante héliophile. Il a donc besoin de beaucoup de lumière et de soleil pour se développer correctement. On aura donc du mal à le trouver à des latitudes trop hautes. Aussi, il ne poussera pas en forêts trop denses. On le trouvera donc plutôt dans des forêts claires, des clairières, des broussailles.
  • PLANTE XÉROPHILE : Le Cyprès de Provence est une plante xérophile. Il aime donc la chaleur avec son lot de hautes températures. D’où sa présence abondante autour du Bassin Méditerranéen. Il supporte très bien les périodes de sécheresse et le climat méditerranéen où les étés sont secs. On peut aussi pousser en moyenne montagne, dans les garrigues, les talus ou encore les coteaux secs.
  • PLANTE CALCICOLE : Le Cyprès de Provence est une plante calcicole. Il aime donc les sols calcaires au pH riche en bases. Il poussera donc facilement sur les plateaux calcaires du sud de la France. Mais il aura beaucoup plus de mal à se développer sur les terrains acides comme sur les plateaux granitiques.
  • PLANTE RUSTIQUE : malgré son affection pour la chaleur, le Cyprès de Provence est aussi une plante rustique. Il peut en effet endurer -15 °C à -20°C. Il peut donc pousser en basse montagne, à condition que le climat ne soit pas trop humide.
  • SOL MÉDIOCRES : Enfin, le Cyprès de Provence n’est pas très regardant quant au type de sol. Et il s’adapte donc plutôt bien peu important où il pousse. Il aura toutefois du mal à pousser dans des milieux aux sols trop argileux ou acides.

PHYTOSOCIOLOGIE

Ici, nous abordons la question Phytosociologie du Cyprès de Provence. Donc nous allons voir avec quelles plantes il pousse naturellement à l’état sauvage. Ainsi, vous aurez plus d’informations sur comment trouver ce Cyprès dans la Nature.

Ses habitats naturels étant les garrigues arbustives pas trop sèches et les bois clairs de conifères. Notamment dans les magnophanérophytaie méditerranéennes. On le trouvera donc souvent en compagnie d’espèces bien particulière. Parmi ces espèces de végétaux lui tenant compagnie, nous aurons souvent :

Houx Commun, Buis Commun, Genévrier Cade, Genévrier de Phénicie, Genévrier Sabine, Genévrier Thurifère, Frêne Élevé, l’Épicéa Commun ou encore l’If Commun.

Bien sûr, dans les parcs et jardins, on le trouve souvent en compagnie d’autres plantes méditerranéennes comme les lavandes, différentes espèces de Thym, le Romarin, le Laurier-Sauce ou encore l’Olivier.

UTILISATIONS DU CYPRÈS DE PROVENCE

Nous voilà maintenant à la partie la plus intéressante : comment utiliser le Cyprès de Provence. Ici nous allons donc voir ses utilisations alimentaires : est-ce que le Cyprès de Provence est une plante comestible ? Ou au contraire sa toxicité.

Nous allons aussi voir les qualités du Bois de Cyprès, son côté plante ornementale et enfin son histoire et sa symbolique si enrichissantes.

CYPRÈS DE PROVENCE COMESTIBLE ?

Oui le Cyprès de Provence est une plante comestible. Mais pas comestible au sens où vous l’entendez. En réalité, vous devez considérer le Cyprès de Provence comme une plante aromatique plutôt qu’une plante à manger en tant que telle.

Premièrement si vous voulez consommer le Cyprès de Provence en salade, vous allez être bien déçus de la texture coriace de ses feuilles. Et je ne parle même pas des fruits très difficiles à mâcher et qui ne feront que vous casser les dents.

Mais malgré leur texture, ce seront bien les fruits du Cyprès de Provence que vous allez consommer. Je m’explique. Pour les utiliser en cuisine, vous aurez plusieurs manières. Soit, les râper pour vous en servir comme épice et assaisonner vos plats. Ou alors vous en servir comme bouillon cube pour donner du goût.

Ils ont aussi l’avantage de pouvoir se récolter presque tout le temps. Sauf sur les variétés de Cyprès Totem qui n’ont pas de fruits.

ATTENTION : vous ne pouvez pas non plus consommer régulièrement du Cyprès de Provence, car il peut devenir toxique. Et c’est ce que nous allons voir dans la partie suivante.

CYPRÈS DE PROVENCE TOXIQUE ?

Oui, le Cyprès de Provence peut devenir une plante toxique. Bien que ce ne soit pas une plante mortelle.

Par exemple, consommer un peu de Cyprès de Provence n’est pas dangereux et nous verrons pour ses propriétés médicinales que peu de contre-indications sont données. Il fait même partie des plantes sauvages les mieux tolérées pour la plupart des personnes.

Mais à hautes doses, la plante comprend des substances chimiques toxiques susceptibles de vous causer divers problèmes de santé.

Parmi ces substances chimiques toxiques, nous allons retrouver les tanins, du cédrol, de l’aplha-pinène, ou encore du Delta-3-carène et de la quercétine (liste non exhaustive). Ces molécules ont des effets thérapeutiques intéressants à doses recommandées

Les cônes du Cyprès comprennent entre 0,2 et 1% d’huile essentielle. L’Huile essentielle de Cyprès est très intéressante d’un point de vue médicinal, mais à hautes doses, elle devient problématique. Il faut donc bien respecter les doses prescrites par votre médecin.

Hormis pour les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes hormonodépendantes. L’huile essentielle de Cyprès de Provence leur est déconseillée.

Ce qui est sûr, c’est que le Cyprès de Provence peut devenir toxique pour les tortues.

CYPRÈS DE PROVENCE MÉDICINAL ?

Avec de nombreuses substances chimiques, le Cyprès de Provence est aussi une plante médicinale. La Pharmacopée Française l’a même inscrite sur la Liste A des plantes médicinales et il figure aussi sur la liste des compléments alimentaires autorisés depuis l’arrêté du 24 juin 2004.

Ce qui suit n’est pas des conseils médicaux. Toute plante médicinale comporte des risques et seul votre médecin est en mesure de vous prescrire un traitement. Mais les propriétés du Cyprès de Provence sont les suivantes (liste non exhaustive) :

  • VASOCONSTRICTEUR : les Cônes du Cyprès de Provence servent comme vasoconstricteurs. Ils permettent ainsi de lutter contre les hémorroïdes, les métrorragies de la ménopause, les diarrhées ou la transpiration des pieds.
  • ANTISPASMODIQUE : le Cyprès de Provence est aussi une plante antispasmodique des bronches. Il permet de lutter contre les bronchites ou les toux. Il suffit de diluer son huile essentielle avec une huile végétale (exemple huile d’olive) et de masser la colonne vertébrale, le haut du dos et le thorax. Veillez à bien respecter les doses prescrites.
  • NEUROTONIQUE : il aiderait aussi à rééquilibrer le système nerveux central.
  • ANTI-INFLAMMATOIRE : l’usage de Cyprès de Provence peut aider à diminuer les douleurs dans les zones touchées par les rhumatismes.
  • ANTISEPTIQUE : l’huile essentielle de Cyprès de Provence permet de lutter contre les bactéries, les virus et même contre les champignons grâce à ses propriétés antifongiques, antibactériennes et antivirales.

Le Cyprès de Provence aiderait donc à lutter contre la transpiration excessive des pieds, aide contre les jambes lourdes, les troubles circulatoires veineux, certaines affections pulmonaires, les douleurs articulaires et rhumatismales, ou même dans certaines infections virales. Potentiellement (manque d’études) contre les infections virales contre les virus à ADN (Adénovirus, HSV1 ou les Coronavirus.

CONTRE INDICATIONS :

Mais comme toutes les plantes médicinales, le Cyprès de Provence, bien que très bien toléré par la plupart des personnes ne devraient pas être pris pour les personnes suivantes :

  • FEMMES ENCEINTES OU ALLAITANTES : les femmes en état de grosses ou qui allaitent elle-même leur bébé de devraient pas consommer du Cyprès de Provence à cause de ses propriétés œstrogéniques.
  • CAS DE CANCERS OU MALADIES HORMONODEPENDANTES : les personnes souffrant de cancers et de maladies hormonodépendantes doivent faire attention quant à l’utilisation de l’huile essentielle de Cyprès de Provence.

PLANTE ALLERGISANTE

Afin d’assurer sa reproduction, le Cyprès de Provence utilise le vent et non les insectes. On parle alors d’Anémogamie, de reproduction anémogame. Ou tout simplement de reproduction grâce au vent.

L’avantage pour la plante, c’est que cette technique est assez peu gourmande en énergie. Ainsi, le Cyprès de Provence n’a pas besoin de s’épuiser à créer de belles fleurs odorantes. Il envoie tout simplement son pollen au gré du vent.

PROBLÈME :

Ce type de pollinisation rend beaucoup de personnes allergiques. Les grains de pollen peuvent alors entrer dans les muqueuses nasales ou dans les yeux. Et lors de ces périodes de pollinisation, on constate une augmentation des rhumes des foins.

Des allergies au pollen comme chez les Salicacées (Saules et Peupliers), les Bétulacées (Bouleaux ou Noisetiers) ou encore les Fagacées comme différentes espèces de Chênes. Le Cyprès de Provence fait donc lui aussi partie des plantes à pollen allergisant.

PLANTE ORNEMENTALE

C’est tout simplement l’utilisation la plus connue du Cyprès de Provence : son attrait comme plante ornementale. Et les jardiniers du monde entier ont bien raison. Son port effilé, son feuillage vert persistant et ses dimensions titanesques lorsqu’il devient vieux le rende très appréciés dans les jardins.

Notamment dans les jardins et les parcs à l’Italienne ou à l’Espagnol. Les jardins du Sud de la France s’accommodent aussi très bien de ce type de Cyprès.

Il a de nombreuses qualités. Il est rustique puisqu’il supporte à la fois le froid, mais aussi le chaud. Résistant à la sécheresse, il demande peut d’eau. Et on peut facilement l’intégrer dans les massifs rocailleux. Il se marie aussi très bien aux Lavandes, au Romarin, aux Oliviers ou encore aux Lauriers Sauce et Laurier Tin.

Il supporte très bien la taille et on peut aussi bien l’utiliser en haie qu’en plantation isolée. Dans le sud de la France, on le voit souvent utilisé comme arbre d’alignement le long des routes. Planté serré, il permet aussi de servir de haie brise-vent.

Le Cyprès de Provence n’a aussi pas beaucoup de maladies. Parmi les plus communes on trouve le Chancre Cortical du Cyprès ou encore les pucerons et les cochenilles. Mais en dehors du Chancre Cortical, rares sont les maladies dangereuses pour cet arbre parfois millénaire.

Bref, une belle plante ornementale à intégrer dans son jardin.

LE BOIS DU CYPRÈS

Le bois du Cyprès de Provence est aussi largement apprécié pour de nombreuses raisons. Premièrement, son bois est très dense et résiste très bien à l’épreuve du temps, car il est presque imputrescible. Son bois est aussi parfumé et beau à travailler.

Il a donc été pendant longtemps apprécié des ébénistes, des menuisiers ou encore des charpentiers. Les portes de la Basilique Saint Pierre au Vatican sont réalisées à partir de bois de Cyprès de Provence.

En Italie, on a aussi utilisé le bois du Cyprès de Provence pour produire des clavecins.

On peut aussi l’utiliser comme bois de chauffage, car il est facile à fendre et brûle assez bien.

PLANTE SYMBOLIQUE

Sur le plant symbolique, le Cyprès de Provence a une forte relation avec l’au-delà. Et il reste un des principaux arbres plantés dans les cimetières. Que ce soient des cimetières chrétiens ou musulmans. Les deux religions lui donnant beaucoup de symbolisme.

Il y aurait plusieurs symbolismes dont un des principaux : faire passer l’âme des défunts de la terre au ciel grâce à sa forme érigée.

Dans la religion Juive, l’Arche de Noé aurait été réalisée à partir du bois de cet arbre.

Dans la Mythologie Grecque, le Cyprès de Provence occupe aussi un symbolisme puissant. Le favori d’Apollon, Cyparisse, aurait été transformé en Cyprès. Mais l’arbre était aussi rattaché au culte d’Artémis.

Enfin, dans la tradition, les ménages athéniens garnissaient leurs demeures de branches de Cyprès lors des deuils.

HISTOIRE DU CYPRÈS DE PROVENCE

Dans l’Antiquité, et plus particulièrement dans le Monde Greco-Romain, le Cyprès de Provence a été largement cultivé. Et c’est sûrement ce qui explique sa forte propagation autour du bassin méditerranéen. Il a notamment été largement utilisé pour la création de navires par les Grecs, les Romains ou encore les Phéniciens et Assyriens.

On l’utilisait aussi pour la construction de cercueils ou pour les portes de temple, car déjà à l’époque, on le considérait comme un arbre de deuil.

Un autre fait marquant : la crucifixion de Jésus-Christ. Une expertise datée de 1958 a démontré que la Croix sur laquelle a été crucifié Jésus était réalisée à partir de bois de Cyprès de Provence.

CONFUSIONS POSSIBLES

Comme avec toutes les plantes sauvages, on peut faire des confusions. Même si le Cyprès de Provence a la chance d’avoir un port si particulier qu’il est facilement reconnaissable, les risques de confusions ne sont pas nuls. Nous allons donc voir quelques confusions avec notamment, des variétés de Cyprès.

Mais aussi les confusions entre le Cyprès de Provence et d’autres espèces qu’on appelle Cyprès, mais qui n’en sont pas.

QUELQUES VARIÉTÉS DE CYPRÈS DE PROVENCE

  • CYPRÈS TOTEM (Cupressus sempervirens var. fastigiata) : Ce qu’on appelle Cyprès Totem sont en réalité des Cyprès de Provence stériles, ne donnant pas de cônes. Ils ont l’avantage de ne pas avoir de branches qui rebiquent. Ainsi, ils sont d’autant plus appréciés pour leurs qualités ornementales.
  • CYPRÈS DE TOSCANE STRICTA (Cupressus Sempervirens ‘Stricta’) : C’est une autre forme de Cyprès Commun, mais qui possède un port beaucoup plus fin que l’espèce sauvage. On l’utilise donc beaucoup dans les jardins.
  • CYPRÈS HORIZONTALIS (Cupressus sempervirens var. horizontalis) : C’est un Cyprès de Provence dont les branches sont beaucoup moins érigées en forme de chandelle. Il a tendance à avoir un houppier un peu moins serrés. Il servira donc plutôt à faire des haies qu’à être utilisé en arbre d’alignement ou dans les massifs.
  • CYPRES MISTRAL (Cupressus sempervirens ‘Mistral’) : il aura le gros avantage de résister plus facilement au Chancre cortical du cyprès. Il aura donc une place plus importante dans les haies, car elle aura peu de chance d’être détruite par la maladie.
  • CYPRES SWANE’S GOLD » ‘Cupressus sempervirens ‘Swane’s Gold’) : Arbre très ornemental. Il développera un feuillage légèrement doré ce qui lui donne des applications très intéressantes dans les jardins d’ornements.

Mais il existe des confusions avec d’autres espèces de Cyprès. Pour rappel, il existerait une trentaine d’espèces de Cyprès différentes. Parmi les plus communes nous pouvons citer les espèces qui vont suivre dans la section confusions avec d’autres Cyprès.

CONFUSIONS AVEC D’AUTRES CYPRÈS :

  • CYPRÈS DE LEYLAND (Cupressus ×leylandii) : le Cyprès de Leyland résulte de l’hybridation du Cyprès de Nootka et du Cyprès de Lambert. On l’utilise souvent comme plante de haie et son feuillage a tendance à être un peu plus bleuté que celui du Cyprès de Provence. Enfin, le Cyprès de Leyland ne pousse pas à l’état sauvage en France.
  • CYPRÈS DORE DU VIETNAM (Cupressus vietnamensis) : très bel arbre, mais qui porte des écailles ressemblant plutôt à des écailles de Genévriers qu’à des écailles de Cyprès.
  • CYPRÈS DE L’HIMALAYA (Cupressus torulosa) : plus grand, il mesure jusqu’à 45 mètres de hauteur et peut pousser jusqu’à 3000 mètres d’altitude. Mais il ne pousse pas en France et ses fruits sont différents.
  • CYPRÈS DE LAMBERT (Cupressus macrocarpa) : on l’appelle aussi Cyprès Monterey ou encore Cyprès à gros fruits. Originaire de Californie, il pousse maintenant dans l’Ouest Français. Pour le différencier du Cyprès de Provence, il faut regarder ses fruits, plus gros ainsi que son écorce, plus grise.
  • CYPRÈS DE NOOTKA (Cupressus nootkatensis) : on l’appelle aussi Faux Cyprès de Nootka, mais c’est bien un Cyprès. Originaire du Canada, il pousse maintenant en France. On le différencie facilement par ses écailles plus arrondies, son port moins élancé ainsi que ses branches retombantes.
  • CYPRÈS DU PORTUGAL (Cupressus lusitanica) : on l’appelle aussi Cyprès du Mexique. Et il provient d’Amérique du Nord. Mais on l’utilise comme plante ornementale en France. Il a un feuillage tirant sur le vert jaunâtre.
  • CYPRÈS DU MAROC (Cupressus atlantica) : on l’appelle aussi Cyprès de l’Atlas. Il pousse en Afrique du Nord et on le distingue facilement du Cyprès de Provence grâce à son feuillage plus bleuté. Ses écailles portent aussi une tache de résine blanche.
  • CYPRÈS D’ARIZONA (Cupressus arizonica) : Immense pouvant dépasser les 50 mètres de hauteur. Il pousse en Arizona aux États-Unis, mais on l’utilise souvent en France comme arbre ornemental. Enfin, on le différencie facilement du Cyprès de Provence par son feuillage bleuté et ses cônes plutôt gris.

D’AUTRES ESPÈCES DE CYPRÈS MAIS TRÈS RARES

  • Cyprès de Guadalupe (Cupressus guadalupensis). Il pousse au Mexique.
  • Cyprès de Baker (Cupressus bakeri). On l’appelle aussi Cyprès de Modoc, et il pousse aux États-Unis.
  • Cyprès de Chine (Cupressus funebris). On le trouve dans le Sud de la Chine.
  • Cyprès de Gowen (Cupressus goveniana). On l’appelle aussi Cyprès de Californie et il est endémique de cette partie des Etats-Unis.
  • Cyprès du Tassili (Cupressus dupreziana). On l’appelle aussi cyprès de Duprez. Il est endémique du désert du Sahara.
  • Cyprès du Bhoutan (Cupressus cashmeriana). Il ne pousse que dans l’Est de l’Himalaya.

Mais il existe encore d’autres arbres qui ressemblent au Cyprès. Et parmi ces arbres qui lui ressemblent, on compte différentes espèces. Ce ne sont même pas des Cyprès. Mais ils peuvent porter à confusion. Donc voici la liste.

LES FAUX CYPRÈS PORTANT A CONFUSIONS

  • CYPRÈS DE LAS GUAITECAS (Pilgerodendron uviferum) : Conifère endémique du Chili et d’Argentine. On le différencie du Cyprès de Provence par ses feuilles et rameaux très structurés et ses fruits qui sont totalement différents des cônes du Cyprès de Provence.
  • CYPRÈS DE MARAIS MEXICAIN (Taxodium mucronatum) : Malgré son nom, ce n’est ps un Cyprès. Impossible donc de le confondre avec le Cyprès de Provence. Car le Cyprès de Marais Mexicain n’a pas du tout un port similaire. Seul le nom porte à confusion.
  • CYPRÈS DES MARAIS (Taxodium ascendens) : on l’appelle aussi Cyprès des étangs. Mais on le distingue très facilement du Cyprès de Provence, car ce n’est pas un Cyprès. Le Cyprès des Marais possède un port bien différent et surtout élaborent des pneumatophores pour lui permettre de pousser dans les zones marécageuses.
  • CYPRÈS CHAUVE (Taxodium distichum) : un autre faux Cyprès. On l’appelle aussi Cyprès de Louisiane. Et il pousse dans les zones marécageuses de Bayous. Il sera donc très différent du Cyprès de Provence puisqu’il possède des pneumatophores lui permettant de supporter l’humidité de son milieu.
  • CYPRÈS DU JAPON (Chamaecyparis obtusa) : On l’appelle aussi Cyprès Hinoki. Mais encore une fois, ce n’est pas un Cyprès. Ses cônes ainsi que ses écailles et son port sont différents de ceux du Cyprès de Provence.
  • CYPRÈS DE LAWSON (Chamaecyparis lawsoniana) : cultivé comme arbre ornemental en France, il provient d’Amérique du Nord et pousse traditionnellement aux côtés des Sapins de Douglas. Mais ce n’est pas un Cyprès. Pour le différencier avec le Cyprès de Provence, il faut regarder ses fruits et ses feuilles qui sont différentes. Son port permet aussi d’éviter la confusion.
  • THUYA OCCIDENTAL (Thuja occidentalis) : peut faire penser au Cyprès de Provence de loin, d’autant plus qu’on l’utilise beaucoup dans les parcs et jardins de France. Mais son port est plus conique . Consultez aussi les autres espèces de Thuyas.

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