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Panicaut Champêtre – Eryngium campestre

Parlons du Panicaut Champêtre – Eryngium campestre. On l’appelle aussi Panicaut Commun ou même Chardon-Roland

Le Panicaut Champêtre est plante sauvage à la fois comestible et médicinale. Bien qu’il ressemble à un Chardon, il est en réalité cousin du Fenouil ou de la Carotte. Il appartient donc à la famille des Apiacées.

AU PROGRAMME :

PHOTOS DE PANICAUT CHAMPÊTRE

COMMENT RECONNAÎTRE LE PANICAUT CHAMPÊTRE ? QUELQUES PHOTOS UNE L’IDENTIFICATION FACILE

DESCRIPTION DU PANICAUT CHAMPÊTRE

PORT GÉNÉRALE

Le Panicaut Champêtre (Eryngium campestre) est une petite plante herbacée vivace et épineuse. Il a un port dressé et mesure entre 30 à 60 centimètres à l’âge adulte. Plus rarement, il peut atteindre 1 mètre de hauteur.

Ses tiges sont robustes, mais pas ligneuses. Elles sont aussi très nombreuses.

La plante est glabre. Elle ne possède donc pas de poils ou quelque autre pilosité.

Toute la plante développe une couleur vert pâle, parfois un peu blanchâtre ou presque bleuté selon les individus.

Sa souche est épaisse. Sa cuticule aussi. Et sa racine est très longue. En effet, cette dernière peut mesurer jusqu’à 5 mètres de longs.

En plus de ça, elle émet des rejets. Vous croiserez donc souvent le Panicaut Champêtre rarement seul.

Puisqu’il appartient à la famille des Apiacées, il partage donc de nombreuses caractéristiques communes de cette dernière. Mais il reste largement différent de la Cigüe, de la Berce ou encore de la Carotte Sauvage.

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FEUILLES

Les feuilles du Panicaut Champêtre sont caractéristiques. Même en dehors de la période de floraison, on peut facilement le reconnaître avec.

Il faut aussi savoir que le Panicaut Champêtre possède deux types de feuilles. Les feuilles radicales (celles de la base de la plante) et les feuilles caulinaires (présentes sur la tige).

Ainsi, nous avons les feuilles du bas qui sont palmatilobées. Très glauques, elles sont parfois presque bleues selon les individus. Ces feuilles-là sont aussi marquées par la présence d’un long pétiole.

Les feuilles radicales présentent aussi des nervures blanches très marquées, un peu anguleuses et robustes. Bien sûr, le bord des feuilles est très épineux.

Ces feuilles sont plus grandes que celles de la tige. Car les feuilles radicales mesurent entre 5 et 12 centimètres alors que les feuilles caulinaires moins.

Aussi, les feuilles caulinaires n’ont pas de pétioles. Elles sont sessiles, donc directement rattachées à la tige de la plante.

Tout comme les feuilles radicales, les feuilles caulinaires présentent des nervures blanches très marquées. Aussi anguleuses et robustes.

Enfin, toutes les feuilles sont très glauques (ou vert pâle), elles sont parfois presque bleues selon les individus.

FLEURS

La floraison du Panicaut Champêtre est un élément très caractéristique. On peut donc aussi facilement s’en servir pour le reconnaître.

D’ailleurs, sa période de floraison se déroule de juillet à septembre. Un peu avant, voire un peu après selon le climat.

Quoiqu’il en soit, la fleur du Panicaut Champêtre n’est pas une fleur mais des fleurs.

C’est en effet une inflorescence types ombelles d’ombellules arrondies ressemblant beaucoup aux capitules de certaines Astéracées.

Chaque inflorescence mesure entre 1 à 1,5 centimètre de diamètre et est entourée d’un involucre blanchâtre à 5 à 6 bractées épineuses.

Ces bractées sont 2 à 3 fois plus longues que les fleurs. Elles sont donc très bien repérables.

C’est une plante hermaphrodite qui attire de nombreux insectes. On parle alors de reproduction entomogame. Mais sans présence d’insecte, la plante peut très bien se reproduire seule (reproduction autogame).

FRUITS

Une fois sa période de floraison passée, les fleurs du Panicaut Champêtre se transformeront en fruits.

Et les fruits du Panicaut Champêtre sont des fruits secs de type akènes. Ils sont obovales, couvert d’écailles acuminées.

Par contre, ils se sèment facilement, et ce, de plusieurs façons.

La première façon, c’est par zoochorie. Les fruits du Panicaut Champêtre s’accrochent aux animaux pour être ensuite transportés par ces derniers.

Mais le Panicaut Champêtre utilise aussi le vent pour se propager.

En fait, à un moment précis de l’année, sa tige aérienne viendra se casser. Puis elle sera emportée par le vent. En roulant au gré du vent, il libérera donc ces graines un peu partout.

C’est une forme de dissémination d’anémochorie (par le vent). Ce processus est souvent réalisé par les espèces habitant dans les graines plaines ou les steppes.

HABITAT DU PANICAUT CHAMPÊTRE

Maintenant que vous savez comment reconnaître le Panicaut Champêtre grâce aux photos et à sa description botanique, passons maintenant à son aire de répartition.

Nous allons voir ici son aire de répartition au niveau mondiale. Ensuite, nous allons nous intéresser plus précisément à la France, mais aussi à ses besoins écologiques.

Enfin, nous ferons un peu de phytosociologie. Nous verrons donc les plantes qui poussent à ses côtés pour mieux le trouver dans la Nature.

AIRE DE RÉPARTITION

aire de répartition Eryngium campestre plante sauvage
Carte montrant la répartition mondiale du Panicaut Champêtre

Comme on le voit sur cette carte, le Panicaut Champêtre pousse surtout en Europe et en Asie Occidentale.

Par exemple, on le retrouvera souvent en France, en Espagne, en Italie ou encore en Allemagne et en Hongrie.

Il est aussi plus rarement présent au Royaume-Uni, en Grèce ou même en Ukraine.

Pour l’Asie Occidentale, on le trouvera en Turquie, en Géorgie ou même en Syrie. Mais l’espèce sera moins commune qu’en Europe Occidentale.

Mais ce n’est pas tout.

On trouve aussi le Panicaut Champêtre en Afrique du Nord. Et plus particulièrement en Afrique du Nord Occidentale. Par exemple dans le Nord du Maroc et de l’Algérie.

Pour le reste du Maghreb, les données manquent. On pourrait toutefois le trouver en Libye ou en Tunisie.

Enfin, des traces récentes ont montré la présence de quelques individus en Amérique du Nord et Océanie. Pour l’Amérique du Nord, on peut noter sa présence dans la province de Québec, au Canada.

Pour l’Océanie, il pousserait dans les régions tempérées d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Mais comme son introduction est récente dans ces zones du globe, on ne peut pas encore le considérer comme une plante envahissante.

LE PANICAUT CHAMPÊTRE EN FRANCE

Carte de la répartition de Eryngium campestre en France
Carte montrant la répartition du Panicaut Champêtre en France

Comme vous pouvez le voir sur cette carte, on trouve le Panicaut Champêtre potentiellement partout en France métropolitaine.

Et même en Corse.

Mais le Panicaut Champêtre n’est pas présent uniformément partout en France. Certaines régions sont plus propices que d’autres.

Ainsi, ses populations seront beaucoup plus concentrées dans l’Est du pays, autour du Bassin Parisien, près des Pyrénnées, dans le Grand Est, en Bourgongne, en Provence-Alpes-Côtes-d’Azur et même en Vendée et dans la région Centre.

Mais il sera plus rare dans le Massif Central, en Bretagne et en Aquitaine. Nous verrons pourquoi. Tout s’explique par ses besoins écologiques.

On note aussi que la plante est protégée en région Nord-Pas-de-Calais. Dans le reste du pays, les préoccupations sur ses population ne sont que mineures.

Il n’est donc pas menacé.

BESOINS ÉCOLOGIQUES

Venons maintenant à ses besoins écologiques. De cette manière, nous allons mieux voir le type d’habitat qu’affectionne le Panicaut Champêtre.

Pour vous le présenter rapidement, c’est une plante psammophyte, légèrement nitrocline, saxiterricole, très héliophile, assez xérophile, et plutôt calcicole. Je vous explique ce que ça veut dire :

PSAMMOPHYTE : comme le Panicaut Champêtre est une plante psammophyte, il peut facilement pousser dans les milieux sableux. Il pourra donc s’implanter dans les terres très sableuses.

NITROCLINE : il affectionne les terrains riches en nitrates. Donc dans les milieux riches en matières azotées. Par exemple, les champs et cultures avec apports d’engrais.

SAXITERRICOLE : il peut donc pousser dans les sols peu profonds, voire rocailleux.

HÉLIOPHILE : Puisque le Panicaut Champêtre est une plante héliophile, il aura donc besoin de beaucoup de soleil pour se développer. Ainsi, on le retrouve surtout dans les milieux ouverts comme les plaines ou les bords de chemins. Il ne pousse pas en forêt.

XÉROPHILE : le Panicaut Champêtre este une plante xérophile. Il aime donc la chaleur ainsi les sols faibles en eau. Il ne poussera donc pas dans les marais ou tourbières.

CALCICOLE : le Panicaut Champêtre aime le calcaire. Il supporte largement les sols neutres, mais se développe beaucoup mieux sur sol calcaire comme dans les garrigues. Il est beaucoup plus rare sur sol acide comme par exemple, sur plateau granitique.

Donc, pour trouver du Panicaut Champêtre dans la nature, il faudra s’intéresser aux pelouses faibles ou pâturées, plutôt sèches, les bords de chemins, les champs et lieux incultes ou encore les rocailles.

En rappelant que le Panicaut Champêtre est une plante de garrigue et une mauvaise herbe bien commune dans les champs. Mais il ne poussera pas à une altitude supérieure à 1600 mètres.

PHYTOSOCIOLOGIE

Parlons maintenant de la Phytosociologie du Panicaut Champêtre. Nous allons donc voir ici quelles sont les plantes qui ont tendance à pousser avec lui. Des plantes qui ont donc des besoins similaires.

Bien évidemment, la liste proposée n’est pas exhaustive, car il existe de nombreuses espèces différentes.

Mais voici les plus communes. Vous pouvez cliquer dessus pour avoir plus d’informations sur celles-ci.

Molène à feuilles sinuées qui pousse souvent en compagnie du Panicaut Champêtre eryngium campestre
Molène à feuilles sinuées
Oursin bleu echinops ritro qui pousse aux côtées du Panicaut Champêtre eryngium campestre
Oursin Bleu
Leuzée conifère poussant souvent en compagnie d'eryngium campestre
Leuzée Conifère
Laitue Scariole poussant souvent en compagnie du Panicaut Champêtre
Laitue Scariole
Vipérine Commune Echium vulgare qui pousse dans les mêmes milieux que eryngium campestre
Vipérine Commune
achillée millefeuille plante sauvage comestible et médicinale
Achillée Millefeuille

Pour plus d’informations sur sa Phytosociologie intéressez-vous aux milieux suivants :

  • Brachypodion phoenicoidis
  • Helianthemo italici-Aphyllanthion monspeliensis
  • Koelerio macranthae-Phleion phleoidis
  • Lavandulo angustifoliae-Genistion cinereae
  • Mesobromion erecti
  • Ononidion striatae
  • Quercion pubescenti-sessiliflorae
  • Xerobromion erecti

UTILISATIONS DU PANICAUT CHAMPÊTRE

Nous voilà donc à la partie la plus intéressante : quelles sont les utilisations du Panicaut Champêtre. Nous allons donc voir ici ses usages alimentaires, mais aussi ses vertus et bienfaits en tant que plante médicinale.

Sans oublier de parler de l’éventuelle toxicité du Panicaut Champêtre et de son rôle écologique.

PLANTE COMESTIBLE

Déjà, commençons par le Panicaut Champêtre en tant que plante comestible. Alors c’est vrai que derrière ses épines, il ne donne pas spécialement envie.

Pourtant, c’est bel et bien une plante comestible. Par exemple, les Grecs de l’Antiquité consommaient la tige et la racine du Panicaut Champêtre.

D’ailleurs ils consommaient ces dernières crues ou cuites. On peut d’ailleurs utiliser la racine séchée et moulue pour faire une sorte de pain en période de disette.

Les feuilles tendres, lorsqu’elles n’ont pas encore d’épines trop coriaces, peuvent se consommer en salade. Ensuite, elles deviennent immangeables, car trop coriaces. Et surtout trop épineuses.

Les jeunes pousses sont aussi consommées confites au vinaigre ou dans le sucre.

De même pour sa racine, il est préférable de consommer la racine du Panicaut Champêtre lorsqu’il est jeune. Ensuite, elle devient trop fibreuse et il faudrait la cuire. Mais elle rappelle beaucoup le goût de la Carotte, une lointaine cousine.

La racine du Panicaut Champêtre est meilleure pour la santé à manger crue, car elle contient des minéraux intéressant comme le potassium, du magnésium, du calcium ou encore du zinc.

Bref, une plante intéressante aux multiples possibilités. Mais difficile à manger une fois qu’elle est trop âgée.

PLANTE MÉDICINALE

USAGE ANTIQUE

Les Grecs et les Romains de l’Antiquité vantaient les bienfaits du Panicaut Champêtre sur la santé. On croyait à l’époque qu’un homme qui trouvait une racine de Panicaut ressemblant aux parties mâles aurait le pouvoir de rendre sa femme amoureuse.

On pensait aussi qu’une femme qui trouvait une racine de Panicaut ressemblant aux parties femelles pourrait, elle aussi faire tomber son homme amoureux.

Bon, vous vous doutez bien que cette propriété n’a pas été prouvée par la science.

Toujours dans l’Antiquité, on utilisait le Panicaut Champêtre pour combattre les flatulences, les maladies du cœur, de l’estomac ou encore les maux de rein, la strangurie, les douleurs lombaires, l’épilepsie ou encore les excès de flux mensuels et tout autre problème lié aux affections du système reproducteur de la femme.

La racine est réputée diurétique et apéritive.

On prenait également la racine de cette plante dans de l’eau à laquelle on rajoutait du miel. On pensait alors à l’époque que le Panicaut Champêtre faisait sortir les corps étrangers. Il pouvait aussi guérir les scrofules, les parotides ou encore les tumeurs.

Consommer des Panicauts Champêtre avant de boire de l’alcool empêchait l’ivresse.

LE PANICAUT CHAMPÊTRE EN MÉDECINE MODERNE

Aujourd’hui, on ne reconnaît que les propriétés diurétiques, apéritives et emménagogues, anti-inflammatoire (léger) du Panicaut Champêtre. On l’utilise aussi pour combattre certains troubles digestifs, notamment contre la constipation et l’insuffisance rénale.

DIURÉTIQUE : la racine ainsi que les feuilles sont utilisées afin d’augmenter la sécrétion d’urine et donc d’évacuer certaines toxines présentes dans le corps.

APÉRITIVE : le Panicaut Champêtre ouvre l’appétit. Il donne envie de manger un peu plus.

EMMÉNAGOGUES : le Panicaut Champêtre aide les femmes pour combattre les problèmes de règles douloureuses ou de saignements abondants. Mais il est moins efficace que d’autres plantes comme l’Achillée Millefeuille. On lui préfère aussi une autre espèce de Panicaut : Eryngium ilicifolium.

D’autres auteurs affirment que le Panicaut Champêtre possède des vertus spasmolytiques et expectorantes. Mais difficile de trouver des informations à ce sujet.

On peut l’utiliser de nombreuses manières. Et en effet, vous pouvez trouver le Panicaut Champêtre sous forme de décoction, de poudre, de teinture mère ou même sous forme de gélule.

QUELQUES COMPOSANTS :

Dans le Panicaut Champêtre on retrouve différents composants chimiques intéressants. Ainsi, nous avons :

EFFETS SECONDAIRES & CONTRE-INDICATIONS

Comme avec toutes les plantes médicinales, il existe des contre-indications et des effets secondaires. Le Panicaut Champêtre n’est donc pas une exception.

Il reste plutôt très bien toléré par la plupart des personnes.

TOUTEFOIS : les femmes enceintes et les jeunes enfants ne devraient pas consommer de Panicaut Champêtre. Les personnes allergiques aux Apiacées (Carotte, Panais, Céleri, Fenouil, Aneth) doivent être beaucoup plus vigilantes quant à l’utilisation du Panicaut Champêtre.

Enfin, toute personne doit faire attention aux conseils et doses recommandées par les professionnels de la santé. Notamment sur les sirops et huiles essentielles de Panicaut Champêtre.

TOXICITÉ DU PANICAUT CHAMPÊTRE ?

Oui, comme tous les aliments, le Panicaut Champêtre peut être considéré comme toxique selon les doses. Mais en soit, une consommation non abusive ne représente pas plus de danger que la consommation d’autres plantes (cultivées ou sauvages).

On note toutefois la présente de sels de potassium, de tanins et de saponines. Mais ils ne sont pas présents en assez grande quantité pour devenir nuisibles.

À condition bien sûr d’avoir une alimentation variée et équilibrées. Le tout avec une bonne hydratation.

Les huiles essentielles et les sirops de Panicauts sont par contre beaucoup plus puissants que la plante récoltée à l’état sauvage. Alors on ne dépasse jamais les doses recommandées par les professionnels de la santé.

RÔLE ÉCOLOGIQUE

En plus d’être une plante sauvage comestible et médicinale, le Panicaut Champêtre est aussi une plante intéressante d’un point de vue écologique.

En fait, ses racines abritent parfois un champignon : le Pleurote du Panicaut (Pleurotus eryngii). Ce dernier est d’ailleurs un excellent champignon comestible et donneraient de bonne piste contre la lutte anti-caner.

Concernant toujours les racines du Panicaut Champêtre, ces dernières sont souvent parasitées par des Orobanches. En particulier Orobanche amethystea

Sur ses racines, comme sur celles de Eryngium maritimum, pousse parfois un champignon apprécié qui lui est inféodé, le pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). Également, elles sont souvent parasitées par des Orobanches, en particulier Orobanche amethystea.

Enfin, niveau insectes, le Panicaut Champêtre est très important. Il va attirer de nombreux papillons mais aussi des mouches.

Les mouches mangent le pollen, alors que les papillons sont les seuls à se nourrir du nectar de la plante. Les abeilles et bourdons, quant à eux, ne peuvent pas bénéficier du nectar de la plante.

Enfin, parmi les papillons les plus dépendants du Panicaut Champêtre, on compte les magnifiques Zygènes.

MAUVAISE HERBE

Bon, le Panicaut Champêtre n’est pas tout rose. On le considère aussi souvent comme une des pires mauvaises herbes des champs et pâturages.

Avec son grand système racinaire et sa résistance, il peut vite se reproduire.

Ajoutez à cela ses épines, et il peut vraiment gêner les troupeaux, notamment les bovins. Sa destruction est très difficile et il peut se retrouver dans les fourrages. Et donc blesser les animaux par ses épines.

Il est très difficile à arracher, ce qui augmente sa nuisance en tant que mauvaise herbe.

Après, ce n’est pas la pire des mauvaises herbes, car il n’envahit pas les milieux aussi facilement que d’autres plantes comme la Renouée du Japon ou même le Coquelicot dans les champs de Blé par exemple.

Et puis surtout, il fait partie des mauvaises herbes comestibles !

CONFUSIONS AVEC LE PANICAUT CHAMPÊTRE

Nous voilà à la partie qui complique toujours plus la récolte de plantes sauvages. Mais les risques de confusions existent bel et bien. Alors bonne nouvelles, aucun risque de confusion grave en Europe avec le Panicaut Champêtre. Car on ba surtout le confondre avec d’autres Panicauts.

Autres Panicauts aussi comestibles et médicinaux (plus ou moins). Mais certaines espèces sont rares et protégées. Alors je compte sur vous pour ouvrir les yeux lors de vos balades.

Eryngium alpinum confusion avec eryngium campestre confusion Panicaut Champêtre
Chardon Bleu des Alpes (Source)
Eryngium spina-alba Chardon Blanc des Alpes confusion avec le Panicaut Champêtre
Panicaut Épine-Blanche des Alpes (Source)
Panicaut Maritime confusion avec le Panicaut Champêtre plantes sauvages comestibles et médicinales
Panicaut Maritime (Source)
Panicaut Vivipare plante rare et protégée qu'on ne peut pas confondre avec le Panicaut Champêtre
Panicaut Vivipare (Source)
Eryngium bourgatii Panicaut de Bourgat plante cousine du Panicaut Champêtre
Panicaut de Bourgat (Source)
Eryngium pusillum confusion avec eryngium campestre différences
Panicaut Nain de Barrelier (Source)

CHARDON BLEU DES ALPES (Eryngium alpinum) :

Malgré son nom, le Chardon Bleu des Alpes (Eryngium alpinum), ce n’est pas un Chardon, mais un Panicaut. D’ailleurs pour le différencier facilement du Panicaut Champêtre, il faut regarder les feuilles et l’inflorescence.

Le Chardon Bleu des Alpes aura une inflorescence tournant sur le bleu.

Ses feuilles sont aussi plus vertes et moins épineuses que celles du Panicaut Champêtre. Cette espèce est protégée depuis 1982 en France.

PANICAUT ÉPINE-BLANCHE DES ALPES (Eryngium spina-alba) :

On l’appelle aussi Chardon Blanc des Alpes. Mais comme pour le Chardon Bleu des Alpes, ce n’est pas un Chardon, mais un Panicaut. Par contre, il ressemble beaucoup plus au Panicaut Champêtre.

Son port est toutefois nettement plus compact. Il a aussi tendance à être un peu plus petit. Et surtout il est beaucoup plus argenté.

D’où son nom de Panicaut Épine-Blanche des Alpes. Cette espèce est protégée, car assez rare.

PANICAUT MARITIME (Eryngium maritimum)

Le Panicaut Maritime est une des plantes les plus emblématiques des littoraux de la façade Atlantique. C’est d’ailleurs la deuxième espèce de Panicaut la plus commune en France.

On peut toutefois le confondre avec le Panicaut Champêtre. Mais ses feuilles et ses fleurs sont plutôt gris bleu.

Aussi, ses feuilles sont beaucoup moins découpées et surtout il ne vit pas dans les mêmes milieux. Le Panicaut Maritime préfère les sables et plages de galets que les champs et l’intérieur des terres.

Cette espèce est aussi protégée dans certaines régions de France.

PANICAUT VIVIPARE (Eryngium viviparum) :

Une des plus petites espèces de Panicaut. D’ailleurs on ne peut le confondre avec le Panicaut Champêtre que par son nom. Car les feux espèces sont en effets très différentes.

Le Panicaut Vivipare ne dépasse pas la dizaine de centimètres de hauteur. Et ses fleurs sont bleues.

En plus de ça, l’espèce est gravement menacée en France. Il ne se reproduirait plus que sur une seule station connue en Bretagne. Inutile de vous dire que c’est une plante protégée à ne pas cueillir.

PANICAUT DE BOURGAT (Eryngium bourgatii) :

Le Panicaut de Bourgat est sans doute une des plus belles espèces de Panicaut sauvages. Et d’ailleurs il est difficile de le confondre avec le Panicaut Champêtre tant les deux espèces sont différentes.

Par exemple, le Panicaut de Bourgat possède des fleurs bleues, tirant légèrement sur le violet. Ses feuilles sont aussi beaucoup plus découpées que celle de son cousin.

Enfin, il est beaucoup moins commun en France puisqu’on ne le trouve que dans les Pyrénées. Il est plus commun en Espagne.

PANICAUT NAIN DE BARRELIER (Eryngium pusillum)

Une autre espèce de Panicaut assez peu répandue en France. On le trouve surtout en Italie, Algérie, Tunisie et Turquie. En France, il ne sera présent qu’en Corse.

En plus les confusions sont limitées avec le Panicaut Champêtre puisque le Panicaut Nain de Barrelier a des feuilles, tiges et fleurs plus fines et petites que ce premier.

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