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GRANDE CHÉLIDOINE (chelidonium majus), l’herbe aux verrues

chelidonium majus : la grande chélidoine, l'herbe à verrues

Galerie photo de Chelidonium majus: Si vous souhaitez voir les photos en plus grands, vous pouvez cliquer dessus afin de les agrandir. Ainsi vous pourrez mieux identifier la plante lors de vos promenades.

DESCRIPTION DE chelidonium majus, l'herbe à verrues

Bien qu’elle n’y ressemble pas au premier abord, Chelidonium majus est une plante cousine du Coquelicot. Elle appartient donc à la famille des Papavéracées. C’est aussi une plante herbacée très commune, facilement identifiable et assez utile dans certaines circonstances. C’est une plante ancestrale utilisée depuis au moins le Moyen-Âge. Mais passons maintenant à la description.
  • DIFFÉRENTS NOMS : Herbe à verrues, herbe aux verrues, herbe du diable, lait de démon, herbe de l’hirondelle, félongène, felougne, grande éclaire, herbe aux boucs, Chélidoine majeure, Chélidoine ou encore Grande Chélidoine.
  • PORT : Espèce très variable puisqu’il existe près de 20 sous-espèces différentes. Mais elle reste facile à reconnaître. Chelidonium majus est une petite plante herbacée vivace poussant en touffes et pouvant atteindre entre 30 et 80 centimètres de hauteur.
  • FEUILLE : Son feuillage est persistant, mais son système végétatif aérien disparaît à l’arrivée de l’hiver (plante Hémicryptophyte) elle ne survit que sous la forme d’une rosette durant cette mauvaise saison. Ses feuilles subissent le phénomène de polymorphisme foliaire. Ainsi, les feuilles à la base, celles de la rosette ne seront pas les mêmes que les feuilles caulinaires (celles de la tige). Mais globalement les feuilles de la Grande chélidoine sont pennatiséquées, comportent 5 à 7 segments ovales, incisés-lobés, glauques en dessous. Chaque feuille est de couleur verte. Les feuilles ont une consistance molle sont imparipennées et crénelées. Les pétioles sont aussi poilus, tout comme les tiges.
  • FLEURS : Floraison jaune assez lumineuse mais pas très abondante. La grande chélidoine fleurit pendant longtemps. En effet, ses fleurs sont visibles d’avril à octobre. Fleurs actinomorphes basées sur des pédoncules inégaux. Ces pédoncules peuvent être velus ou non (glabres). Les fleurs sont groupées en inflorescences de type cyme contractée ombelliforme pauciflore. On en compte entre 2 à 7 par inflorescence. Petites, elles mesurent environ 2 centimètres de diamètre. Corolle de 4 pétales jaunes, calice de deux sépales verts. Enfin, 15 étamines de 8 mm de longueur.
  • FRUITS : Une fois que les fleurs sont fécondées, elles se tranforment en fruit. Ces fruits sont des fruits de type capsule linéaire : une silique. La silique de Chelidonium majus reste glabre, mesure 3 à 5 cm et ressemble beaucoup à un petit haricot. Une fois arrivée à maturité, sa silique s’ouvre en deux valves pour laisser s’échapper ses graines. Des graines noires réniformes de très petite taille. Chaque graine porte une élaïosome blanc-jaunâtre chargé d’attirer les fourmis. Les fourmis aideront donc la plante à se disperser. On appelle ça une dissémination Myrmécochore. 
  • ÉCORCE & TIGE : les tiges de la Grande chélidoine sont creuses, cylindriques, cassantes et hérissées de fins poils blancs. Sa tige a un port dressé et ramifié. Les nœuds entre la tige et les feuilles ont beaucoup de poils. Lorsqu’on coupe une tige ou une feuille, le latex jaune caractéristique de la Chélidoine suinte.

Où TROUVER Chelidonium majus, l'herbe à verrues ?

  • AIRE DE RÉPARTITION : On la trouve presque partout ! C’est une plante avec une aire de répartition gigantesque puisqu’on la trouve aussi bien dans toute l’Europe (en dehors du nord de la Scandinavie) mais également en Amérique du Nord, en Asie centrale, et même en Extrême-Orient, en Chine et au Japon.
  • EN FRANCE : En France, on la rencontrera aussi dans tous les départements. Corse y compris. Un peu plus commune toutefois autour de la région parisienne, Auvergne-Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et région PACA. Suivre les populations de Grande Chélidoine sur le site de l’INPN.
  • BESOINS ÉCOLOGIQUE : Bien que commune, la Chelidonium majus ne pousse pas n’importe où. C’est une plante héliophile. Elle aime donc le soleil. La Grande chélidoine pousse aussi dans les lieux plutôt secs, dans les décombres, les vieux murs, dans les failles des rochers. Elle n’a pas peur de pousser en ville. Nytrophyte, elle aime aussi les sols riches en azote. On peut ainsi tout à fait la trouver près des champs, des zones rudéralisées ou en lisières et clairières de forêts.
  • MILIEUX TYPES : Avec ses caractéristiques, Chelidonium majus pousse en compagnie de certaines plantes. Dans les murets, décombres, elle sera en compagnie de la Pariétaire de Judée ou de différentes espèces de Sédums. Si elle est située en station exposée à la demi-ombre, elle pourra donc se trouver avec d’autres plantes des friches comme les Orties. On la considère commune une mauvaise herbe dans les terres cultivées, mais elle n’est pas si envahissante.
Enfin, si vous voulez plus d’infos pour savoir où trouver la Chélidoine à verrues, j’ai fait un article spécialement à ce sujet.
 

Carte de répartition de Chelidonium majus

UTILISATIONS de la Grande Chélidoine

  • PLANTE BIO-INDICATRICE : Lorsqu’on trouve de grandes populations de Chélidoine, on peut en conclure plusieurs choses. Vous avez à faire à un correspondant généralement anthropisé (modifié par l’homme) avec un sol riche en azote mais pas que. La présence de beaucoup d’herbes à verrues dans un lieu donné indique aussi que ce sol est assez riche en roche calcaire. Roche calcaire bien souvent introduites comme des gravats, ruines, anciens murs, etc. 
  •  PLANTE MÉDICINALE : C’est sûrement la principale utilisation de Chelidonium majus. Sa principale utilisation médicinale est de lutter contre les verrues et autres cors étrangers. On le faisait à l’époque en appliquant plusieurs fois le latex jaune des tiges sur les verrues. Elle a d’ailleurs de nombreuses autres utilisations médicinales comme : en agissant sur la circulation sanguine en élargissant les coronaires et en augmentant la tension ou bien des propriétés antimitotiques. Quoiqu’il en soit, cette plante ne doit pas s’utiliser sans l’avis d’un médecin car elle est toxique.
  • PLANTE TOXIQUE : Le latex présent dans la Grande chélidoine contient une trentaine d’alcaloïdes toxiques. Ces alcaloïdes, des substances chimiques, lui servent de défense contre les herbivores. Parmi ces alcaloïdes, on compte de la spartéine, de la s anguinarine, de la coptisine et des agents antiarythmiques. Elle est aussi toxique pour les tortues et les animaux de compagnie.
 

Propriétés de Chelidonium majus

  • ANALGÉSIQUE : la Grande Chélidoine peut, selon le contexte, servir d’anti-douleur.
  • DIURÉTIQUE : Les plantes diurétiques aident à l’augmentation de la sécrétion urinaire. En d’autres termes, vous urinerez donc plus. Ce qui a par conséquent de jouer un rôle dans l’élimination d’une partie des toxiques contenues dans le corps.
  • CHOLÉRÉTIQUE :  : Elle joue un rôle dans l’insuffisance biliaire en augmentant la sécrétion de la bile par le foie.
  • CHOLAGOGUE : Elle peut servir à faciliter l’évacuation de la bile vers l’intestin.
  • ANTISPASMODIQUE : L’herbe à verrue s’utilise aussi comme antispasmodique. Elle permettrait de lutter contre les spasmes musculaires.
  • TOXICITÉ : avec une trentaine d’alcaloïdes présents au sein de la plante, Chelidonium majus reste une plante toxique qu’il faut utiliser avec précaution. Elle reste toutefois assez peu dangereuse car son odeur et son goût désagréable l’empêche normalement d’être consommées en trop grande quantité. Mais si une ingestion en trop grande quantité survient, différents symptômes apparaissent. Elle peut donc causer des nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées et déshydratations.

CONFUSIONS AVEC D'AUTRES ESPÈCES

Normalement, il faut faire très attention à l’identification des plantes sauvages. En effet, les risques de confusions sont nombreux dans le Monde Végétal. Mais, Chelidonium majus est la seule espèce représentant de son genre.

Elle est aussi assez différente des autres espèces de Papavéracées. Les éléments comme la forme de ses feuilles, ses poils plus le latex caractéristique sortant de ses tiges la rendent très facilement identifiable.

Du moins, en ce qui concerne la Flore Européenne.

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